AWRI

Les poèmes ancestraux des femmes kabyles, collectés, mis en musique et chantés dans un écrin de compositions originales contemporaines.

Awri, en langue Amazigh, est la plante qui sert à fabriquer un précieux papier. Elle se développe dans les climats rudes des montagnes de Kabylie, c’est donc aussi un symbole de résistance, à l’image de la poésie qu’elle porte.

Awri naît d’une recherche sur les contes et poèmes anciens des femmes berbères collectés par l’anthropologue Tassadit Yacine et l’écrivain Malek Ouari. Cette poésie transmise de mère en fille, révèle une liberté de ton insoupçonnée. On y évoque des histoires d’unions non consenties, d’amours secrètes, mais aussi les correspondances des amants séparés par la misère et l’exil, ou encore le colporteur qui va de cime en cime…

Constitué d’artistes kabyles, franco-kabyles et français, Awri met en musique des textes du matrimoine amazigh, avec des compositions créées à partir des gammes du Nord de l’Algérie. Les arrangements apportent une dimension contemporaine avec une exploration des possibilités sonores qu’apportent la rencontre entre des instruments traditionnels, classiques et contemporains : des percussions africaines, un violoncelle aux accents baroques, une guitare mélodique mais lorgnant vers la noise et l’ambient, un chant envoûtant porté par un jeu de qanun lyrique. C’est au travers d’une musique à la fois enracinée et moderne que le projet met en valeur toutes les passerelles possibles entre les cultures et la continuité entre la tradition et le monde contemporain.